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Yperitt Zine (mars 2005)
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Interview des fous furieux suisses de LOST SPHERE PROJECT!! Des ptits gens sympas qui aiment bien la bière.
Groupe de scène par excellence, il faut le voir pour le croire. Du bon chaos pour tes oreilles comme on dit! With love.
D’abord est-ce que vous pouvez me présenter le groupe ? Qui fait quoi ? D’où vous venez ? Qui, quand, comment,
votre parcours… vos motivations. Et pourquoi vous faites ça les gars ???
Mathieu : Alors on est donc LOST SPHERE PROJECT, nous sommes quatre dans le groupe, Diogo qui gratte, Bruno
qui basse, Bastien qui blast et moi, Mathieu, qui braille. On est de Genève, en Suisse (ou bien !) et nous existons,
sous cette forme, depuis environs deux ans. Le groupe s’est formé courant 2001, mais il y avait un autre chanteur
avant. Comme il n’était pas super sérieux ils m’ont proposé de rejoindre le groupe, ce que j’ai fait en février 2003.
Depuis, nous avons fait pas mal de concerts, une bonne cinquantaine, principalement en Suisse, en suisse-romande
comme en suisse-allemande, ainsi que cinq dates en France. Nous avons sorti en juillet de l’année passée (2004)
un premier ep 6 titres nommé « Prelude », qui a été produit par PTR et qui nous a permis de trouver pas mal de dates
en dehors de Genève. Depuis on boit plein de bières et on rigole bien…
J’ai vu que vous étiez en tournée il n’y a pas très longtemps… D’ailleurs je vous ai vus à l’Usine (à Genève, chez vous)
en première partie de Breather Resist, et je dois dire que vous avez tout couché ce soir là ! Comment s’est passée cette
tournée ? Des grosses péripéties ? L’aventure ? Des tensions ? Est-ce que c’était hard à préparer ou bien est-ce que vous
avez un « manager » pour tout ça ?
Mathieu : Ben merci pour le couchage, c’est vrai que cette date au Kab fût particulièrement bonne (ah tu es bonne !!!)…
Dans l’ensemble ça c’est assez bien passé,
hors mis le fait que le quatrième soir, à Saint-Gall, on a perdu notre bassiste
dans des circonstances assez étranges : en effet, en sortant pour aller pisser, le malheureux à chût sur une plaquette
(c’est
une petite plaque) de verglas devant la salle (en fait, le local de répète du premier groupe de la soirée, Moments
of
Despair)… Conséquence directe, une bonne entaille dans la paume de la main et un tesson de verre dans le coude…
Bonheur quoi. Après
un raffistolement à l’hôpital du coin, points de suture et compagnie, il dû, à contre cœur, retourner
sur Genève afin de préparer
sa convalescence (rires) ! Nous avons donc continué le délire à trois, comme les
blues-brothers (rires), sauf qu’eux ils étaient
deux !... Pas de tensions particulières, plein de rencontres formidables (Wreckless
Conduct, Moments of Despair, Breather Resist,
Ed et son clignotant, Rookie Rock Radio) et plein de gens sympas.
Bruno : Boire bière quoi… Pour l’organisation du tour, comme depuis nos débuts en faite, on se manage tout seuls.
Certaines
personnes montrent quand même de l’intérêt pour nous et nous bookent volontiers des shows par chez eux.
On pense à Rebecca
de Zürich, Dimitri à Bâle, Guy et l’équipe des Ardennes (on y croit.), Alex de l'Usine, Chris, Etienne
et toute la compagnie en faite,
t’as qu’à lire le tour report… (rires). Spécial dédicace d’ailleurs à Christian des Alien-8 pour
nous avoir supporté sur la route pendant
tout ce temps, parce que ça devait franchement pas être évident (cent dix neuf
kilomètres à pied, ça use, ça use, cent dix neuf
kilomètres à pied, ça use sous les pieds…)… Bref, c’était quand même pas évident à mettre tout ça en place mais bon, on se
plaint pas.
Je vous avais vus à Charleville aussi quelques jours avant l’Usine, et je voulais savoir aussi si vous preniez des trucs
avant de
jouer ? C’est l’hystérie totale lorsque vous montez sur scène ? Est-ce qu’il vous est arrivé des accidents ? Vous
foncez sur le gens,
vous vous jetez des scènes, votre chanteur joue à Matrix à chaque concert. Il doit bien arriver des
trucs des fois non ??
Mathieu : Oui alors nous sommes totalement toxicos. Mon truc à moi c’est le speed, pratique car pas cher, pas de descente
désagréable et une super patate pendant deux heures.
Bruno : Moi c’est plutôt space-cake. Pour une montée lente mais efficace… Question redescente, je préfère ne pas en parler…
Mathieu : Non, plus sérieusement, à part la bière on prend rien de spécial avant un concert, peut être un joint ou deux mais
sans plus.
Diogo : Voire trois ou quatre en fait… (rires)
Mathieu : L’adrénaline monte toute seule une fois le show commencé et c’est tout ce qui nous file la pêche. Sinon il nous est
en effet
arrivé quelques petits incidents lors de nos concerts, genre j’ai déjà bouffé du manche de basse deux fois, dont une
assez brutale vu
l’hématome que je me payais au coin de l’œil… A part moi, le petit Bruno à bien du coucher cinq ou six
personnes. La plus belle fût à
Grandson au festival de la Beuse (Yverdon)… On ne l’a su que plus tard mais le mec chiait
sur le festival, comme quoi il n’y avait que
du punk, que ça ne bougeait pas et qu’il se faisait chier. Après s’être ramassé le
pain, il était tout calme paraît-il… (rires) Il a aussi ouvert
la main d’une miss (trois points de suture) lors de notre précédent concert à l’Usine.
Bruno : Toutes mes condoléances... C’est vrai que le tableau de chasse est déjà bien rempli, on a fêté le 11ème au Ned
à Montreux !
Depuis, je sais pas trop ce qu’il m’arrive, j’ai de la peine à viser, je
crois, ça fait depuis octobre que j’ai chopé personne…
(rires) Non sérieusement on fait pas exprès d’assommer les gens qui viennent nous voir. Je tiens d’ailleurs
encore à m’excuser auprès de ceux
que je n’ai pas eu l’occasion de recroiser et ceux que j'ai revus depuis et avec qui
j'ai discuté…
Bastien : Le pire c’est quand même quand le bassiste se fracasse la gueule tout seul…
Il va peut-être falloir penser à voir un exorciste les gars… Au vu de tous les concerts que vous avez fait ces dernières
années, la scène
a l’air d’être quelque chose de plutôt important à vos yeux. Est-ce que je me trompe ? Ça vous apporte
quoi de grinder comme ça en live ?
Mathieu : Il est clair que l’étape de la scène est la plus importante à nos yeux. Partager une émotion vivante est l’essence
même de la musique,
je pense qu’elle est faite pour être jouée live, c’est là que le côté sincère du truc ressort vraiment. En
live il n’y a pas d’artifices, pas d’arrangements,
et encore moins de moyens de camouflage. Perso, cela m’apporte un calme nécessaire à la vie de tout les jours, c’est un exutoire énorme, une
manière de canaliser et d’évacuer toutes les énergies, quelles soient positives ou négatives… Je ne pense pas qu’on serait aussi calmes que ça
dans la vie si nous n’avions pas le groupe.
Bastien : Bien dit.
Votre musique est quand même assez complexe, ça fait du bien de voir des groupes qui font autre chose que de la moshpart.
Vous faites pas
dans le bouge-têtes quoi. C’est pas accessible au dernier des cons ; est-ce que vous sentez que ça déroute
les gens ?
Mathieu : C’est sûr ! Mais c’est ça qui est bon ! Personnellement je suis content d’être dans un groupe qui propose quelque
chose de sensiblement
différent par rapport aux autres groupes de la scène métal/hardcore. Faire bouger des têtes c’est cool,
mais si tu parviens à ce résultat en ressassant
une recette utilisée depuis des lustres et par tout le monde c’est chiant… Cela
dit,
plein de groupes se complaisent dans cette démarche et je ne les dénigre pas, c’est juste pas du tout notre délire.
Bastien : Je pense qu’une moshpart, utilisée à bon escient, une fois de temps à autre, peut très bien passer.
Bruno : Perso je m’en fous, tant que ça blast.
Diogo : Sauf que les moshpart ça blast pas… ça wind-mile.
Bastien et Mathieu : Oui chérie… (rires)
Bruno : Bref, c’est certain que ça déroute les gens. Mais il faut dire qu’on se soucie pas vraiment de ce que les gens pensent.
Et du moment que
t’acceptes que le plus important dans la vie c’est l’amour, bah tout va pour le mieux dans le meilleur des
mondes. (rires en solo)
Ok, alors vive l’amour. Est-ce que vous avez des échos ou bien tout le monde s’en branle de ce que vous faites, tout le monde
vous déteste ou bien ça va ?
Mathieu : Ben au début il est vrai que plein de gens nous chiaient dessus, surtout à Genève, par derrière évidemment. Ils se
demandaient pour
qui on se prenait à nous jeter par terre, à foncer sur le public, ils disaient qu’on ne savait pas jouer, que c’était
le bordel le plus total (euhh ce qui
est le cas selon moi…) et, surtout, qu’on se la jouait… Que des remarques super constructives
en somme… On s’en est toujours branlé de ce
que pensaient les autres, on fait notre truc et c’est tout. Si les gens adhèrent c’est
cool, autrement on s’en branle. Il faut dire quand même que
l’on commence à avoir un public, qu’on revoit plein de gens de concerts
en concerts, et ça c’est cool !
Bastien : Etrangement, une partie des gens qui nous crachaient dessus avant nous supportent maintenant qu’on « win ».
Diogo : De toute façon on s’en fout, ceux qui suivent, ils suivent, ceux qui suivent pas tant pis pour eux.
Concernant la scène genevoise, ça a pas l’air très réveillé par chez vous… Il y a pourtant pas mal de groupes de qualité non ?
Vous en pensez quoi ? J’ai vu pas mal de concerts par chez vous, et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Personne se
bouge aux concerts ou est-ce que c’est une illusion ?
Bastien : Joker ! (rires)
Diogo : La scène hardcore est moins présente qu’avant. Par contre il y a une nouvelle scène qui apparaît, genre death metal.
Bruno : C’est vrai qu’il y a une chié de soirées, concerts et compagnie par chez nous, mais malheureusement beaucoup de
gens ne se bougent pas
lorsqu’ils ne connaissent pas les groupes qui passent. Beaucoup de personnes se complaisent dans
leur style et ne prennent pas la peine de se bouger,
c'est dommage et à long terme il y aura de moins en moins de soirées. Pourtant beaucoup d'assos se créent et se démènent pour organiser des concerts
sympas mais si les gens se bougent pas c'est évident qu'elles courent à leur perte. On peut pas éternellement bouger son cul pour faire monter des groupes
si les finances ne suivent pas. Il faut un minimum d'argent pour tourner et on peut pas éternellement tout mettre de notre poche, on
est pas tous milliardaires!
Diogo : On ne prend plus le temps de découvrir des nouvelles sonorités, c'est clair. Mais il y a quand même certains gens
qui prennent la peine de se bouger,
et ça c'est cool.
Autre question, est-ce que la scène squat fonctionne encore en Suisse ? Comment réagissent les politiques par rapport à ça ?
Mathieu : Du point de vue politique je ne peux pas te répondre car c’est un sujet auquel je ne m’intéresse pas vraiment. Maintenant
je sais quand même
que la belle époque de tolérance est passée, plein de squats sont évacués pour des raisons futiles, histoire de
calmer l’opinion publique… Par contre du
point de vue « esprit », la scène alternative est plus vivante que jamais, surtout en
suisse-allemande. Lors du tour, nous avons joué au Kuzeb, un squat
à Bremgarten, où l’organisation interne est hallucinante. En plus de la salle de concert, il y a un resto, une salle de cinéma et même un skate-park indoor,
un truc terrible, monté par les squatters eux-mêmes ! Les squatters se sortent réellement les pouces du cul pour faire avancer leur cause et je trouve ça
vraiment bien. De plus, cela permet à
des groupes comme le nôtre de jouer assez souvent et presque partout…
Et vous en êtes où question projets ? Est-ce qu’il y aura un après «Prelude» ? Un album, des compiles, des collaborations ? Une
nouvelle tournée en
préparation ? Est-ce que vous avez un plan pour conquérir le monde ?
Mathieu : Alors au jour d’aujourd’hui, l’enregistrement de notre nouvel album est quasiment terminé. Il nous reste à le mixer et le
masteriser, je pense qu’on
va faire ça courant mars/avril. Il s’intitule « Paradoxal Dreams », il contient quinze titres, huit titres de
hard et sept interludes éléctro/bruitistes fort sympathiques
selon moi… On espère trouver un ou plusieurs labels qui voudraient le publier, et de ce fait le sortir assez vite pour éviter le plan du « Prelude » qui à été
enregistré mi-2003 et qui est sorti officiellement un an plus tard, ce qui est beaucoup trop long… Si on ne trouve rien on le sortira en autoproduction. Sinon on
bosse sur un projet de split avec nos amis gaulois de Ed Warner’s Cage, pour l’instant ce n’en est qu’au stade de la discussion mais j’espère qu’il sortira
encore en 2005. On devrait y mettre deux titres chacun, plus une reprise de l’autre groupe. De plus, nous projetons de repartir sur la
route en automne
avec les collègues de Mumakil, on voudrait faire ça sur deux semaines et étendre le truc à l’Allemagne, l’Italie,
l’Espagne et, pourquoi pas, l’Europe de
l’Est. Comme tu le vois, on ne chôme pas !
Diogo et Bruno : Boire bière quoi ! Voilà notre plan pour conquérir le monde. (rires)
Carrément ! Merci les gars pour les réponses. Le mot d’la fin est pour vous, lâchez tout !
Mathieu : Ben merci à toi pour l’intérêt que tu portes à notre orchestre, ça fait plaisir, d’autant plus que c’est assez rare, donc ça fait
encore plus plaisir…
N’oubliez pas que l’important dans la vie c’est l’amour, la bière et le rock’n’roll !!!
Bruno : Merci au verglas et vive la bière et les Ardennes et le train tout seul ça le fait à mort. Bisous au Yperitt, bonne suite à toi et
vive l’amour.
Diogo : Bruno sucks, vive le verglas et les concerts à trois. Et merci à toi pour ton interview.
Bastien : Merci à Christian. Et je suis content.
Tous ensemble : Ardennes j’y crois.
LOST SPHERE PROJECT sur le web : www.rootscore.org/lsp . Pour les dernières news sur les projets du groupe, et plein de
photos live qui vous
feront comprendre pourquoi!
Par Y. //
http://yperitt.over-blog.com
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Straight-Edge.ch (février 2005)
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lost
sphere project
intro
ich denke, jeder der sie einmal live (in voller besetzung) gesehen hat, wird sich bewusst, dass diese jungs nicht von gestern sind,
wenn es um eine bühnen show angeht. der pit wird mehr oder weniger zu ihrem schlachtfeld in dem gittare und bass nur so durch
die gegend fliegen oder zumindest eine ziemlich hohe gefahrenzone erreicht, was leider auch schon schlechte erfahrungen mit sich
gebracht hat. doch jeder, der die jungs kennt, merkt schnell, dass sie keine sinnlosen massaker veranstalten, sondern schlichtwegs
in ihrem sound versinken und ihn auf der bühne oder halt wo immer man stehen kann, ausleben. natürlich hat es auch immer noch
ein bisschen platz, um sich selber von ihrem aggresiven chaos/noise stil mitreissen zu lassen ;-)
good bye fuck you and die tour!
lost sphere project waren diesen monat (februar '05) mehr oder weniger das erste mal in der deutsch-schweiz unterwegs und machten
mehrere squats unsicher. leider liefen einige shows parallel zu grossveranstaltungen, was leider nicht immer ein grosses publikum mit
sich brachte, doch dies störte lsp eigentlich ziemlich wenig, weil sie mehr nach dem motto "spielen & spass haben" unterwegs waren.
muss ja jeder selber wissen, an welche shows er geht und wo er sein geld liegen lässt. zurück zu lsp, die ihre tour im guten alten kuzeb
starteten und ihren weg durch die deutsch-schweiz (plus einmal genf und einmal frankreich) bahnten. doch leider kommt keine geschichte
ohne einen schluchts-teil hinweg, was sich in diesem falle in st-gallen (the.office) ereignete, als bruno nach der entlehrung seiner blase den
rückweg ins (the.office) machte, rutschte er auf dem eis aus & stützte sich direkt auf der bierflasche auf, die er in der hand hatte. das
endergebnis waren zwei stiche in der hand, vier am ellbogen & ein ticket zurück nach genf. doch lsp beendete auch die zweite hälfte
der tour, leider einfach ohne bruno. basel und zürich waren als nächstes an der reihe... basel war eine super show und die location
(villa rosenau) war hammer. auch die kalkbreite, in der sich doch ein paar wenige leute eingefunden hatten, wurde unsicher gemacht.
leider wurde es ein bisschen spät, doch das hat sich die kalkbreite ein bisschen angewöhnt.
interview
ich war mit wreckless conduct zur hälfte der tour mit lost sphere project unterwegs, was mir die möglichkeit gegeben hat, irgendwo
zwischen vier shows und studio aufnahmen noch ein interview mit lsp zu machen.
ihr habt gerade eure tour beendet, wie ist der allgemeine eindruck?
elnabo: es war sehr cool (lacht) nein ernst... ja wir beendeten gerade unsere tour, es war eine sehr schöne erfahrung, doch der traurige
teil ist, dass bruno jetzt nicht bei uns ist. weil er sehr gerne mit uns spielt und diese tour machen wollte. er war sehr fest in dieses projekt
involviert und jetzt kann er nicht bei uns sein. dies ist sehr scheisse. doch neben diesem geschen war es eine sehr gute erfahrung und
wir lernten viele leute kennen. es war sehr schön in frankreich und in der deutsch-schweiz... danke an alle.
normalerweise spielt ihr in frankreich und in der französischen schweiz konzerte, wie reagierten die leute hier in der deutsch-schweiz
auf euch?
elnabo: ich finde das die leute hier einiges mehr durchgeknallt sind...
bastien: viel lebendiger...
elnabo: als in der französischen schweiz. würde man es in drei stufen sehen gäbe es das genfer level welches unter null ist (lacht). niemand
bewegt sich oder springt umher... was nicht heisst das sie die musik nicht mögen. doch sie können sich nicht ausdrücken. das mittlere level
wäre frankreich, dort ist es etwas besser. jedoch nicht so extrem wie wir erwarteten. es ist also nicht so das wir sagn könnten "yo wir
spielten in frankreich... die leute dort sind voll abgefahren" es war nicht wircklich so. und zuoberst der deutsch sprachige teil. es machte
richtig spass.
bastien: das basel konzert...
elnabo: ja das war hammer. gestern (10.02.05 kalkbreite) war auch super. bremgarten (04.02.05 kuzeb)... es war unser erstes konzert, wir
mussten uns aufwärmen (lacht).
wir finden auch das die leute hier einiges aktiver sind. zb. in den squats... es werden politische t-shirts
verkauft, magazine werden verteilt. dies machen nur sehr wenigen bei uns.
eure konzerte sind sehr unterhaltsam, auch wenn ihr einen sehr harten und agressiven musikstil habt macht es viel spass, an eure shows
zu kommen.
elnabo: dies höre ich gerne über uns... wir spielen was wir spielen wollen, es ist eigentlich nicht so, dass wir sagen wollen "yo wir spielen
aggressive musik"
bastien: "wir sind hardcore man... death you know"
elnabo: ja... aber es ist wahr, dass es sich um einen agressiven stil handelt...
bastien: doch wir mögen es so
elnabo: genau... so haben wir viel spass, weil wir uns nicht als rock-stars sehen und uns dementsprechend verhalten "you know, wir
kommen
aus genf in der schweiz goddamn..." (lacht) ...like the big bands. wir sind noch jung und haben keinen grossen ruf. deshalb
ist spass ein grosser
teil von uns.
bastien: (furzt)
elnabo: ...halt das (lacht)... so macht es am meisten spass
bastien: das ist "lost sphere project"
elnabo: wir lachen jederzeit... verdammt das stinkt
bastien: (lacht) ...yep
alle: (lachen)
bastien: das ist kebap
1min später...
elnabo: wir haben einfach viel spass zusammen...
bastien: wir sind alles gute kollegen und wollen neue freundschaften schliessen... bier trinken, joints rauchen und alles ist ok
gibt es ein lied oder ein lyric von euch das euch viel bedeutet ?
elnabo:
diese jungs kennen die texte nicht... der letzte song von unserem set bedeutet mir persönlich sehr viel. aber die songs haben
nicht
wirklich texte... doch ich werde ein liebeslied schreiben...
bastien: (lacht) deshalb wird ihm das lied dann auch wichtig sein.
elnabo: für meine zukünftigen freundinnen...
diogo: fagruschischhhhhh
elnabo: all die anderen lyrics sind nicht wirklich... philosophisch oder politisch... in diesem sinne sind wir keine politische band.
wir versuchen
nicht, die zukunft oder irgend etwas anderes zu verändern, wir haben einfach spass. ich schreibe texte über
mein leben und meine eindrücke...
verschiedenste sachen. diesen einen song, den ich schreiben werde... ich hoffe, dass
er gut wird.
gibt es etwas, das ihr an euren konzerten nicht dulden könnt?
elnabo:
während einer show erwischte mich bruno mit seinem bass am kopf... das war ziemlich scheisse.
bastien: das war nicht mehr lustig.
elnabo: das tat sehr sehr sehr weh. wo immer wir spielen, gibt es verschiedenste leute, auf der einen seite gibt es hardcore jungs
die den
sound mögen, bis hin zu betrunkenen, stinkenden punks die rumtorkeln (lacht). einmal hatten wir hunde und einst hatten
wir eine frau (lacht)
plant ihr, ein komplettes album zu veröffentlichen ?
elnabo:
ja wir planen ein komplettes album. wir haben acht lieder dafür aufgenommen.
diogo: diubuiigsssss
moro (special guest): kratnisnütsssss
elnabo: ...wir schlossen die aufnahmen letzten dezember ab, ich werde ende februar die stimmen aufnehmen. danach kommt
der finale
mix und das mastering... natürlich bei "wood recordings". doch das album ist bereit. bald kann man es anhören.
habt ihr jene lieder, die auf dem album sein werden, jetzt schon auf der tour gespielt?
bastien:
viele lieder, die wir auf der tour spielten, werden auf der cd sein.
elnabo: ich glaube jedes.
bastien: fast alle.
wollt ihr das album selber veröffentlichen oder versucht ihr, an ein label heran zu kommen ?
elnabo:
wir werden ausschau nach einem label halten, das unsere musik rausgeben könnte. doch falls wir bis juli/august nichts
gefunden
haben, werden wir es selber veröffentlichen. wir sehen darin kein problem, doch wir haben nicht viele...
bastien: verbindungen...
elnabo: jein... einfach gute verbindungen zu guten personen, die interessiert sind, etwas mit uns zu machen. es gibt nicht wirklich
tausende
von diesen personen um uns herum... einer oder zwei, ein paar jungs in frankreich und ein paar wenige hier... wir werden
sehen was passiert.
aber eben, falls wir nichts finden, werden wir es selber veröffentlichen. weil ich denke, dass es den nötigen
kick hat (lacht)
habt ihr irgendwelche pläne für die zukunft oder einfach, das album fertigzustellen & gute shows zu spielen?
elnabo: wir haben keine grosse zukunftspläne, was konzerte angeht, doch vermutlich wird es am abschluss-festival der politechnik
schule
"Balelec" ein konzert geben... ein kollege von uns arbeitet dort und hat uns eingeladen. doch danach haben wir nicht wirklich
pläne. das
problem ist, dass diese jungs genf ende märz für vier monate verlassen. er ist ein woodpecker... ein woody-woodpecker
(lacht) ...er tötet
die natur.
bastien: fuck you (lacht) ich töte sie nicht. ich versuche mein bestes.
elnabo: aber wir werden versuchen, etwas auf die beine zu stellen, bevor sie weg gehen. aber die tour ist jetzt fertig und wir müssen
zuerst
warten, bis brunos hand wieder ok ist.
ein letztes wort?
elnabo:
diogo...
diogo: gaabruuungienschhhhhhhhh
alle: (lachen)
elnabo: dies war das letzte wort (lacht). nein, wir wollen uns bei allen bedanken, die irgendwie mit dieser tour verbunden waren und
allen, die
wir getroffen haben, uns zu essen gaben, zu trinken, rauchen (lacht) und einen platz zum schlafen. auch bei christian, der
das fahren übernahm.
bastien: und allen bands
elnabo: ja, natürlich allen bands... und dir
xnickx: danke auch euch
Par
xnickx
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LOST
SPHERE PROJECT
En
quelques mois d’existence, LSP aura su éviter l’écueil de l’indifférence,
même si le prix à payer (insultes en tout genre, mauvaise pub,
etc.) n’est pas forcément des plus agréables à assumer. En point de mire,
bien évidemment, la musique que sert le groupe « fait débat
» et permet surtout une nouvelle fois aux musicologues de la scène metal
genevoise de sortir de leur placard, trop heureux de saisir
l’occasion qui leur est donnée de vomir tous azimuts leurs grandes vérités
apprises à l’école de la médiocrité locale (parfois avec une
agressivité toute suspecte). Débat unilatéral, donc, et qui, avant de
constituer un indicateur fiable de la valeur du « plus mauvais groupe
de rock de la terre » - titre revendiqué par LSP - montre une fois de plus
l’état de misère dans lequel se trouve le bien pensant orbis
mundis genevois.
L’interview
qui va suivre a été fait cet été à Genève dans les conditions caniculaires
que l’on connaît… La forme de ce qui va suivre, la
qualité de l’échange et même de l’approche sont à mettre directement en
lien avec ces bouleversements climatiques. Pour la Frite et
Moi, il faisait trop chaud pour travailler (et on n’avait pas de matos pour
enregistrer la discussion donc tout a été pris en note par nos soins).
En ce qui concerne LSP, de toute manière ils ne bossent jamais…
RC
: Parlez-nous un peu de la démo…
Diogo
: C’est une démo de 3 titres et demi…
Matthieu
: 3 titres et une parodie de ce qui ce fait beaucoup dans le coin…
RC
: …Mis à part ça ?
Matthieu
: c’est un petit truc sympa fait à l’arrache en deux jours chez
Stephane (Kroug /Wood Recording Studio)… On est tous très contents
du résultat.
Diogo
: Ben ouais…
RC
: Comment qualifier votre musique, en dehors du passage obligé qui consiste à
y apposer une étiquette du type « machin-core-metal-chose»?
Diogo
: Moi ça me bloque de parler de ce que l’on fait nous-mêmes.
Matthieu
: En discutant, quelqu’un m’a dit que ça faisait un peu penser aux débuts
de Napalm, ce qui est assez flatteur…
RC
: Qu’est ce qui vous a amené à prendre une telle direction ?
Diogo
: On voulait faire un truc violent avec Bruno, un truc qui ne ressemble pas
à ce qui a déjà été fait.
RC
: Est-ce à mettre en corrélation avec la révolte que vous ressentez à l’égard
de vos parents ?
Diogo
: Non…
Bruno
: On n’est pas Slipknot…
Matthieu
: S’ils sont 666, nous on est 777.
La
Frite : Je croyais que vous étiez quatre…(rires sincères…)
Bruno
: ça vient toujours de Diogo ; c’est la boîte à idées…
Diogo
: Je vais encore me faire des ennemis, mais c’est pour éviter de faire
comme tous les groupes de Hardcore locaux, qui proposent une
sauce au goût trop… prévisible.
RC
: Pourquoi avoir fait appel à Stephane Kroug pour l’enregistrement de la démo
?
Diogo
: Parce qu’il assure…
Matthieu
: Si on va chez TVO, il y a de fortes chances que le projet sonne comme tous
les autres sur la place. On a rencontré Steph lors de
l’un de nos concerts du Bandito… Il nous a paru très ouvert et en plus il y
a des tas de consoles mises à disposition dans son studio…
RC
: Lors de la dernière Fête de la Musique, PtR semble avoir apprécié votre
prestation… Un commentaire ?
Diogo
: Ben ça fait vraiment plaisir…
RC
:De quoi parlent vos textes?
Diogo
: D’amour.
Bruno
: Demande à Mathieu.
Matthieu
: On n’a pas de textes… A ce propos, j’ai rencontré quelqu’un qui
avait la sensation que nos concerts n’étaient que des répétitions. Du
coup, le mot d’ordre, maintenant, c’est « DETENTE ».
RC
: Un petit mot (de plus) sur la scène locale ? (Personne ne se lance… Ils préfèrent
écouter des sonneries de portables plutôt que d’oser répondre…
LSP - rien dans le froc ?)
Bruno,
Diogo, Matthieu (en chœur) : La scène regorge de talents méconnus du
calibre de Los Craignos del Crado par exemple ou encore Ilkhah.
Last Warning, c’est vraiment hyper-bien. Sinon, Stump Fucking, Fractal Point,
Amok…
RC
: Avez-vous un projet d’album ?
Diogo
: On enregistre en novembre un 7 ou 8 titres.
RC
: Pourquoi ne pas avoir gardé votre ancien nom, Falling Down ?
Diogo
: On a splitté suite à un concert où on nous a craché dessus… on ne
dira pas où…
Bruno
: On nous a reçus en nous criant « cassez-vous ! »
Matthieu
: « Parce que les genevois sont comme ça… »
Diogo
: Notre attitude face à ce genre de choses a changé. A l’époque, on se
prenait vraiment trop la tête tandis que maintenant, on fait ce qui
nous
plaît en se fichant de ceux qui ne veulent pas nous suivre…
RC
: Pourquoi l’anglais ?
Diogo
: J’sais pas, demande à Matthieu…
Matthieu
: Connard ! …Parce que mes compagnons bruitistes ne sont pas assez ouverts
pour accepter des textes en français. Mais rien ne
nous empêche un jour de sortir, comme Pleymo, un album en français destiné au
marché japonais.
RC
: Diogo, est-ce que tu crois vraiment à une vie après la mort ?
Diogo
: Ouais, une vie où on jouerait au UNO toute la journée…
RC
: mais crois-tu sincèrement qu’il y a des journées dans une vie après la
mort ?
Diogo
: Ben au jeu de UNO, y a des cartes bleues qui te font jouer dans un autre
sens, ce qui fait que tu reviens constamment vers le commencement
et que tu deviens immortel, comme Conan.
RC
: Matthieu, eût-il fallu qu’il eût plus plu ? Explique avec des mots à toi
:
Matthieu
: Alors déjà, décortiquons la phrase : Utile phallus, c’est l’utilité
du sexe masculin, bien évidemment… Killuh : Animal rare vivant
sur les hauts plateaux du Salève et qui ne sort de sa grotte que quand il le
lui faut. Plusplus : Comme la règle algébrique ++=+.
RC
: Diogo, projettes-tu de te marier un jour
?
Diogo
: Ecoute, ce n’est pas d’actualité, mais on y réfléchit avec ma
copine.
RC
: Bruno, préfères-tu embrasser avec la langue Louis de Funès ou Michel
Galabru ?
Bruno
: Louis de Funès parce qu’il est drôle… Mais en fait, Michel Galabru
aussi… alors du coup c’est très dur de choisir.
RC
: Bienvenue les gars…
Diogo
: Salut
Bruno
: Tcho
Matthieu
: Hello
RC
: Pourquoi avoir choisi Matthieu comme chanteur ?
Matthieu
: j’estime qu’ils M’ont choisi avant tout pour mon charisme, pour ma
capacité à apporter de la joie et de la bonne humeur
dans chaque endroit où…. (Il ne parvient pas au bout de son explication, car
soudain un peu de morve coule sur sa
lèvre supérieure…)
Diogo
: Il s’est trouvé au bon endroit au bon moment.
RC
: Projetez-vous de faire des concerts dans un autre lieu que le Bandito Asso ?
Bruno
: Pas vraiment mais on y est forcé par Matthieu qui en a marre du Bandito
(qui à l’heure ou Tu nous lis, gentil lecteur, a
fermé ses portes NDLR).
RC
: Vous considérez vous comme un groupe engagé ?
Matthieu
: Nous avons été engagés pour
le Chips Zweifel - section provençale - pour jouer dans ses pubs.
RC
: L’un de vous pourrait-il nous présenter le groupe ?
Diogo
: alors il y a Matthieu au chant, Bastien à la batterie, Bruno à la basse
et Moi à la guitare. (NDLR : depuis un mois, un cinquième
membre jouant du clavier s’est joint au projet). On existe depuis quelques années
, avant sous le nom de Falling Down,
puis, cela fait moins d’une année, sous le nom de LSP. Nous avons débuté en
trio jusqu’à midi et demi, puis le tout a dégénéré
en quartet avec l’arrivée de Matthieu.
Bruno
: Matthieu.
Matthieu
: Je peux avoir une cigarette ?
Diogo
: Oui, prends-la.
Matthieu
: Je peux avoir du feu ?
Diogo
: Oui, allume moi (rires…).
RC
: C’est qui qui paie la tournée ?
Bruno
: C’est Matthieu.
Matthieu
: Moi j’pense pas.
Diogo
: Moi j’dis qu’c’est Bruno.
Bruno
: Moi j’peux pas, j’suis pauvre, alors du coup c’est La Frite.
La
Frite : La Frite y vous encule.
RC
: Comment ?
Bruno
: Juste avec de la sauce tartare. Je suis un pauvre.
RC
: Mais pourquoi ?
Diogo
: Tout simplement parce qu’on s’est rendu compte qu’on devait développer
un truc spécial pour essayer de rendre la vie
plus belle. Nous nous considérons comme des troubadours urbains.
RC
: Et le mot de la fin ?
Diogo
: TAC
Bruno
: TAK
Matthieu
: Je tiens à remercier PTR, ceux qui viennent aux concerts et qui se
paieront un de nos disques.
Par
La Frite et Antoine // http://www.rootscore.org
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